Dossier de presse

 

 

 

 

ATTEINTES A SA VIE

de Martin CRIMP

 

 

Spectacle créé dans le cadre des projets de fin d’études de l’école Florent.

Ce projet a été joué en juin 2010 au sein de l’école puis au festival des Automnales où il a reçu le Jacques d'or, prix du Meilleur Travail de Fin d'Etudes.

 

 

Mise en scène : Christophe Bessy

Avec :

Fabrice Avenard

Naïs El Fassi

Gaëlle Marie

Clément Oliva

Franck Perruche

Julie Salles

 

 Durée du spectacle : 1 h15

 

Contacts:

Christophe Bessy                                                         Julie Salles

06.62.41.25.95                                                            06.26.97.06.24

christophe.bessy@gmail.com                                         juliesalles@gmail.com

  

 

Résumé :

[Anne + Annoushka] ⁄ √Anny = Amoureuse furieuse ( ? )

∑Anja - Annie + ∫annoushka = Petite fille dans des sacs ( ? )

Anny + Anne ≦ Anja + ∏nnoushka = Arbre ( ? )

Annou$hka,000358 ± Annie / (Anne Anja) = Artiste suicidaire ( ? )

(Anne) - @nnoushka + [∞] x[∂nja] = Star de film X ( ? )

 

Une multitude de scénarii, d’équations, de possibles, comme autant d’images fantasmatiques d’une société violemment contemporaine, organisée autours de l’anonymat des individus. Cette Anne invisible, ce « non - personnage » pourrait être n’importe laquelle, n’importe lequel d’entre nous…

 

 

Martin Crimp :     Né le 14 février 1956 dans le Kent, Martin Crimp a grandi à Londre et dans le West Yorkshire. Il étudie à l’Université de Cambridge jusqu’en 1978. Il s’installe alors à Richmond, dans la banlieue londonienne, où il fait ses premiers pas de dramaturge, en collaboration avec l’Orange Tree Theatre. Dans les années 1990, ses pièces commencent à être connues au-delà des frontières britanniques. Il est invité en résidence à New York et collabore avec le Royal Court Theatre, dont il devient auteur associé en 1997. Martin Crimp est un connaisseur de la littérature française. Il a notamment traduit Genet, Koltes, Molière et Ionesco. Son œuvre questionne sans cesse notre société moderne globalisée. Il parle du monde, d’un aujourd’hui en fragment. Et en parlant du monde, il parle de l’individu, en fuite, en quête de son identité. Il y a très souvent un absent, une violence latente, inexpliquée et inexplicable. Et en traitant ces thèmes, il remet aussi progressivement en question dans son propre travail les codes théâtraux classiques. Il explose la parole, détruit la notion de personnages et de dramaturgie.

 

Note d’intention :

« Attempts on her life », titre originale de la pièce de Martin Crimp, donne une première indication. « Attempt » en anglais signifie autant atteinte que tentative. Il s’agira donc ici d’une tentative, d’une multitude de tentatives de trouver sa place, son identité, dans une société organisée autours de l’anonymat des individus.

 Ils seront six à se lancer à la recherche de cette Anne mythique, symbole protéiforme des légendes modernes de nos sociétés occidentales. Ils vont donc nous raconter tous ces Annes possibles dans une série d’expériences, comme autant de retours à zéro. Ils seront à la fois témoins privilégiés, désireux de convaincre, de se convaincre, et cobayes manipulés, pris dans le flot d’une parole fragmentée révélatrice des contradictions, des contractions de notre monde globalisé.

 

 

Scénographie :

Le plateau représente un « non lieu », un espace mental plus que physique. Il est recouvert de papier bulle, élément protecteur mais aussi enfermant. Il y a juste un petit espace central, recouvert de terre, comme un bac à sable, un endroit où ils pourront essayer de toucher au vivant. Les comédiens seront toujours sur le plateau, à vue du public, à la fois observateurs extérieurs et sujets épiés de toutes parts, sans répit possible. Ils sont là, avec leurs baluchons, à attendre et à essayer de se convaincre sans cesse d’un possible ou d’un autre. Pour cela, ils vont se servir des quelques accessoires à leur disposition. Ainsi, à part une lumière d’ambiance froide déjà installée, ils feront eux même leur propre musique, lumière et installation de plateau, en jeu, dans la création d’un cliché ou d’un autre, de chaque tentative. La parole dans cette pièce est très frontale, éclatée, musicale. Ils seront donc souvent face public, dans un même élan de conviction, dans une surenchère où chacun veut rajouter sa part de vérité. Ils parlent beaucoup, se coupent, se recoupent, se croisent, s’effleurent, mais ne se rencontrent jamais vraiment.

 

RESERVATIONS: ACCUEIL puis onglet LIENS

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